Comment s'assurer qu'une personne en sevrage ne rechute pas ?

Nombre d'anciens fumeurs et d'anciens toxicomanes vous le diront : on reste accro toute sa vie. Bien sur, on apprend à ne pas y penser, à composer avec le manque, et à éviter les personnes à risque.

Mais les premiers mois, et souvent les premières années restent cependant très critiques. Une mauvaise passe ou une période de dépression peut fragiliser énormément les ex-toxicomanes et leur faire oublier les épreuves terribles qu'ils ont traversées durant leur sevrage.

Un bon moyen d'aider un ancien toxicomane ou un ancien fumeur est de se mettre d'accord sur l'usage de dépistages fréquent et inopinés. C'est une chose à faire dès le début du sevrage, lorsque la motivation et la bonne volonté contribuent à faire accepter le principe d'une surveillance régulière.

Est-ce efficace ?

Pour les ex-consommateurs, l'effet dissuasif restera malheureusement assez limité. Ils traversent souvent des micro-périodes de manque intense (quelques heures ou quelques jours), parfois des années après avoir stoppé toute consommation. Dans ces moments là, seule leur volonté peut faire la différence, et la peur d'un test positif ne jouera pas souvent un rôle décisif. En effet, ces personnes ont déjà consommé des stupéfiants, leur entourage le sait, et elles n'ont donc plus vraiment peurs qu'on découvre qu'elles ont un problème avec la drogue.

Pour l'entourage, par contre, cela reste un outil extrêmement précieux. Le test de dépistage permet de savoir très rapidement s'il y a rechute. D'ailleurs, le plus souvent, il n'est même pas nécessaire de pratiquer le test pour comprendre qu'une personne a rechuté. Lorsqu'un ancien toxicomane reste "clean", qu'il ne touche à aucun produit, il ne voit alors généralement pas d'inconvénient à se faire dépister, surtout si ces dépistages ont été instaurés dès le début de son sevrage. On peut même dire que chaque test négatif est en soi une petite victoire, et qu'ils peuvent s'avérer très bénéfiques pour le morale et la motivation. Par contre, si ce même ex-toxicomane commence soudainement à refuser les tests, cela force obligatoirement à s'interroger, et le cas échéant à agir suffisamment tôt pour l'empêcher de vraiment replonger.

Le dépistage fréquent, c'est sécurisant.

Toutes les personnes qui tentent d'oublier la drogue ont besoin de soutient et de se sentir épaulées. La drogue les a rendues fragiles, et un peu comme des enfants, elles se sentiront souvent sécurisées par cet encadrement et l'attention permanente qu'on voudra bien leur porter.

Tester les anciens consommateurs, prendre le temps de le faire et de montrer qu'il ne s'agit ni d'une corvée, ni d'un flicage, mais au contraire d'une volonté sincère d'aider, c'est souvent leur apporter une sécurité indispensable. Ils ne sont plus seuls au monde avec leur problème de drogue.

Quel test pratiquer ?

On pourrait penser qu'un ancien fumeur de cannabis (par exemple) doit être dépisté au cannabis. C'est à la fois vrai et faux.

Bien entendu, il faut contrôler la drogue qui était consommée, car c'est la drogue de prédilection de la personne testée. Mais les tests deviennent alors très prévisibles et contournables. Aussi, il serait dramatique que cette personne, ne pouvant plus fumer de cannabis, se rabatte sur des substances encore plus dangereuses comme la cocaïne, les ecstasys ou les antidépresseurs à haute dose.

C'est justement en période de sevrage qu'il faut se méfier de toutes les drogues sans distinction. Aussi, privilégiez sans hésiter des tests multi-drogues, qui vous permettront d'être certains qu'aucune drogue n'est consommée, non seulement la drogue de prédilection, mais aussi une quelconque autre drogue alternative (à défaut d'autre chose).

Aussi, nous vous conseillons l'emploi de tests urinaires de dépistage. Ces tests sont conçus pour contrôler la consommation de drogue sur plusieurs jours (contre guère plus de 24h pour les tests salivaires classiques) et ils sont les plus sensibles actuellement. De plus, afin de faire le contrôle le plus large possible, les tests multi-drogues semblent les plus appropriés au suivi d'un sevrage. Il vous permettront de faire un tours d'horizon complet de la consommation de stupéfiants.

Les tests urinaires monodrogues
(1 drogue)

Choisissez la drogue que vous voulez dépister.

Test de Nicotine / Tabac / Cotinine
Nicotine
Test de THC / Marijuana / Cannabis
THC
Test de Cocaine / crack
Cocaïne
Test de l'Héroine, Opiacés, Morphine
Héroïne
Test de l'Ecstasy / MDMA / MDEA / MDA
Ecstasy
Test des Amphétamines
Amphet.
Les tests urinaires Multi-Drogues

Pour dépister plusieurs drogues en même temps, le multitest standard NarcoCheck dépiste les 5 drogues les plus consommées actuellement:

  • THC (cannabis)
  • Cocaïne
  • Héroïne
  • Ecstasy
  • Amphétamines



Le suivi d'un sevrage cannabique

Test Urinaire avec Pré-Dosage

Le test NarocCheck® PreDosage dépiste le cannabis selon 3 paliers de détection.

  • Palier 1 : FAIBLE (urines faiblement positives au THC)
  • Palier 2 : MOYEN (urines significativement positives au THC)
  • Palier 3 : FORT (urines fortement positives au THC)

Il existe aujourd'hui un nouveau type de tests urinaires spécifiquement étudié pour le suivi et le contrôle du sevrage des consommateurs de cannabis. Le test NarcoCheck Predosage permet de vérifier le taux de concentration du THC (la substance active du cannabis) dans les urines. Lorsqu'une personne cesse de fumer du cannabis, la concentration de THC dans ses urines diminue progressivement. Il est dès lors possible de suivre la régression de cette concentration afin de s'assurer que le sevrage est bien respecté. Si ce niveau remonte subitement, cela pourra vouloir dire qu'il y a eu rechute. Les tests de pré-dosage sont donc particulièrement efficaces dans le temps et l'accompagnement des ex-consommateurs.